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Aspirine : Médicament du passé ? Médicament du futur ? Mise en garde avant son utilisation dans la maladie thromboembolique veineuse (MTEV)
Article mis en ligne le 26 octobre 2013
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Deux études publiées en 2012 dans le New England Journal of Medicine ont eu un retentissement important sur la planète maladie veineuse thromboembolique (MTEV) (WARFASA-1 et ASPIRE-2) [1, 2]. L’aspirine réduirait le risque de récidive de MTEV de 40 % versus placebo. L’aspirine qui a ses lettres de noblesse au niveau du cœur et des artères périphériques était rejetée avec vigueur dans la MTEV. Cependant, les études sur les antiplaquettaires, notamment l’aspirine avaient montré un effet modéré sur la prévention primaire du risque veineux post-opératoire, dans plusieurs études méta-analysées en 1994 [3] puis en 2000 avec l’étude PEP [4]. Depuis et jusqu’à très récemment, plus rien, d’autant plus que les nouveaux anticoagulants (NOAC) ont fait une apparition spectaculaire dans le domaine de la MTEV. En effet, fin juin 2013, Anderson et al. rapportent [5] dans un nouvel essai canadien qui a randomisé 786 participants (400 sous HBPM, 386 sous aspirine), essai qui comme tous les nouveaux essais avec l’aspirine n’a pas atteint ses objectif de recrutement puisqu’il était prévu initialement d’inclure plus de 1 100 opérés par groupe, que l’aspirine constitue une alternative efficace, bien tolérée et moins onéreuse à l’emploi des HBPM en prophylaxie des MVTE post-PTH.



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