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| Une nouvelle attitude des patients Un rapport très récent du groupe de travail sur « La place des usagers dans le système de Santé », rédigé par Etienne Caniard, démontre lévolution des mentalités en matière de Santé. Ce rapport propose de rechercher la participation des usagers pour développer le dialogue, participer aux processus de décision, dexercer une fonction de vigilance et développer linformation. Cette reconnaissance récente du rôle despatients dans lorganisation des soins et leur participation éventuelle à certains organismes (ANAES, CCLIN) témoigne de lévolution des mentalités. En particulier, ce groupe de travail a souligné laccès à la transparence de lexpertise. Car les patients sont frustrés. Aux USA, une consultation médicale dure en moyenne 7 minutes ; en France guère plus de 15 minutes. Il est certain que, durant ce laps de temps, le médecin na pas le temps defournir à son patient une information personnalisée, dexpliquer la maladie, de justifier le traitement, denpréciser les modalités, ni même peut-être le temps de vraiment écouter son patient. Ne trouvant pas cette écoute, le patient a trouvé une source dinformation sur ce nouveau média quest lInternet. Selon une revue récente publiée dans MD Computing [4], 70% des internautes américains consultent des sites dédiés à la Santé, ce qui représente un potentiel de clients considérable, puisquen 1998, il y eut 120 millions de consultations de Medline (banque de données bibliographiques consacrée aux publications médicales). De manière plus globale, la santé est de plus en plus facteur dinquiétude alors même quelle saméliore . La population exige un nouveau droit : le « droit dêtre protégé ». Outre la prise en compte de la maladie individuelle par les médecins, il faut aujourdhui compter avec la demande de la population dêtre informée des constituants de santé, de lévolution des maladies, des risques professionnels Lactualité est là pour en faire la preuve quotidienne : maladies à prions (vache folle), risques liés à lamiante, au goudron du pétrole de lErika, listériose, méningite, arbres des routes du Gers. A ce niveau, la France est bien souvent en retard, en raison dune réticence du corps médical et des responsables politiques envers un raisonnement populationnel, en raison de leur incrédulité vis-à-vis de son efficacité, et labsence de prise en compte de cette dimension[1] Or les NTIC sont de remarquables vecteurs de ce type dinformation. Cette dimension doit être développée pour mieux informer les populations des risques réels, chiffrés et mis en perspective, du monde dans lequel ils vivent, où les dangers ont changé de nature et de taille. |
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| ... L'accès de tous à la connaissance est historiquement l'une des préoccupations majeures de notre pays. Le préambule de la constitution de 1946 s'exprime en ces termes : " La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. " Du programme de Jules Ferry garantissant l'accès de tous à l'instruction jusqu'aux efforts récents pour ouvrir les portes de l'Université à une fraction plus importante de notre jeunesse, cette volonté est l'un des moteurs essentiels de l'action de la collectivité nationale. Tout porte à croire que les décennies que nous sommes en train de vivre sont celles d'une mutation technologique radicale dans le domaine des moyens d'accès à la connaissance. Certains n'hésitent pas à comparer cette mutation à l'invention même de l'imprimerie. Une rupture technologique peut amener une rupture culturelle : c'est l'ensemble de notre rapport à la connaissance qui peut être bouleversé quand nos moyens d'accès et nos outils changent. Le développement de l'Internet et l'intérêt croissant de nos concitoyens pour ce nouvel outil sont un signe de cette mutation. L'Internet porte en lui un retour de l'idéal encyclopédiste : mettre savoir et savoir-faire à la disposition de tous. Certes, les micro-ordinateurs qui permettent l'accès à l'Internet ne sont pas aujourd'hui à la disposition de tous. S'ils n'ont pas encore atteint la diffusion des appareils électroménagers, ils se vendent pourtant déjà dans les mêmes lieux et sur les mêmes catalogues. D'autres dispositifs, les téléphones portables par exemple, devraient bientôt les rejoindre comme outils d'accès à l'Internet. Les informations disponibles sur l'Internet sont dispersées et, par construction, elles proviennent de sources très diverses n'offrant a priori aucune garantie de véracité. De plus, l'accès à la connaissance suppose que l'utilisateur des réseaux soit à même de s'approprier ces informations. Une véritable éducation à l'utilisation des nouveaux outils technologiques est nécessaire... |
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