Accident vasculaire cérébralMaladies, symptômes et pathologies |
Les recommandations 2010 de la prise en charge de la fibrillation auriculaire (FA), récemment publiées par la Société Européenne de Cardiologie, incorporent deux nouveaux scores (1). Ils permettent au cardiologue, ainsi qu’au généraliste, à l’interniste, au neurologue ou au gériatre, de mieux évaluer le risque de survenue d’un accident vasculaire cérébral (AVC) lié à la fibrillation auriculaire et le risque de saignement lié à la prescription d’un traitement antithrom- botique.
Les attaques et les lésions cérébrales représentent un formidable défi pour la médecine moderne. Même lorsque le dommage initial n’est pas massif, il peut provoquer un processus de destruction en cascade qui entraîne des dégâts irréversibles au niveau des tissus cérébraux. Ceci est causé par le fait qu’au niveau des lésions cérébrales, concernant les attaques et certaines maladies neuro-dégénératives, les cellules endommagées du cerveau libèrent de grandes quantités d’un messager chimique qu’est le glutamate. En temps normal, cette substance joue un rôle dans la transmission des signaux entre les cellules nerveuses du cerveau. Cependant, un excès de glutamate va endommager les cellules nerveuses.
Grâce à l’efficacité prouvée de la thrombolyse, l’accident vasculaire cérébral ischémique est une urgence thérapeutique qui requiert un diagnostic fiable et précis par l’imagerie cérébrale. La TDM et l’IRM cérébrales sont deux techniques multimodales qui permettent, au cours du même examen, d’exclure une hémorragie, d’apprécier la zone d’ischémie irréversible, la zone de pénombre ischémique, et la localisation de l’occlusion artérielle. À ce jour, l’IRM reste la méthode de référence car elle a été plus largement évaluée et procure une information physiopathologique fiable. Cependant, la TDM, souvent plus accessible que l’IRM, devient un outil de plus en plus pertinent grâce aux avancées récentes de la TDM de perfusion qui fournit un large panel d’informations.
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ont des conséquences très importantes en termes de décès et de han- dicap. Des progrès importants ont été réalisés en prévention secondaire. On peut également améliorer le traitement de l’AVC à la phase aiguë. En 1996, la FDA a admis l’Alteplase® ou rt-PA comme traitement efficace et sûr de l’AVC s’il est administré dans les 3 heures qui suivent l’installation du déficit. Plus de 10 ans plus tard, ce traitement est encore sous-utilisé, principalement en raison, d’une part, d’une mauvaise connais- sance dans la population des symptômes de l’AVC et de leurs conséquences, et, d’autre part, d’une prise en charge par les services d’urgence mal adaptée.
L’urgence neuro-méningée requiert un traitement urgent et ne doit pas être méconnue. Elle concerne la méningo-encéphalite herpétique, la méningite purulente (20% de décès à la phase aigue) et l’hémorragie méningée. Doute sur PL = PL
[ 27 octobre 2009 ]
Pathologie méconnue, l’AVC est pourtant l’une des principales causes de mortalité en France, la première cause de handicap acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence. Elle est toutefois largement accessible à la prévention. Lorsqu’un AVC survient, une prise en charge très précoce peut éviter les complications et en limiter les séquelles, favorisant ainsi le retour à domicile, comme l’indique le rapport sur la prévention et la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux en France, remis en octobre 2009 à la Ministre de la santé et des sports. L’AVC n’est plus une fatalité !
Une étude (RECANALISE) conduite à l’hôpital Bichat (AP-HP) par le Professeur Amarenco, dans le service de Neurologie et Centre d’accueil et de traitement de l’attaque cérébrale en collaboration avec le service de Radiologie, suggère que l’approche neuro-interventionnelle, au sein d’une unité de soins intensifs (USI) neuro-vasculaires, est réalisable, qu’elle est efficace, et qu’elle pourrait être l’avenir du traitement de l’attaque cérébrale. Le Professeur Pierre Amarenco (AP-HP) répond à nos questions.
L’AVC est une urgence absolue
Tout déficit neurologique brutal transitoire ou prolongé impose l’appel immédiat du Samu Centre 15
Le médecin régulateur doit proposer en priorité tout patient ayant des signes évocateurs d’un AVC à une UNV
Les patients ayant des signes évocateurs d’un AVC doivent avoir très rapidement une imagerie cérébrale, autant que possible par IRM
Après avis neuro-vasculaire et si elle est indiquée, la thrombolyse doit être effectuée le plus tôt possible
L’accident vasculaire cérébrale (AVC) est une maladie grave, elle est la première cause de handicap en France et peut toucher des individus de tous âges. Il est fondamental de connaitre les signes de l’attaque cérébrale pour agir dans les plus brefs délais. Prévenir l’AVC, c’est identifier et traiter les facteurs de risque de cette maladie.
L’Académie souligne que ces améliorations dans la prise en charge des patients au décours d’un accident vasculaire cérébral impliquent : D’améliorer la formation des médecins à la médecine physique et de réadaptation. De mieux prendre en compte les spécificités de l’acte de kinésithérapie neurologique. De favoriser la spécialisation d’orthophonistes dans la prise en charge des patients neurologiques.
indication du niveau de preuve ; introduction, sources d’information, description générale des pathologies et de l’utilisation des vasodilatateurs, arthériopathie chronique oblitérante des membres inférieurs et syndrome de Raynaud, accidents vasculaires cérébraux ischémiques (AVCI), déficit intellectuel pathologique du sujet âgé, troubles neurosensoriels et autres pathologies, comparaisons internationales, conclusions, références bibliographiques
L’incontinence urinaire (IU) se définit comme la perte involontaire d’urine ou l’impossibilité de retenir l’urine assez longtemps pour se rendre aux toilettes. Malheureusement, l’apparition de l’incontinence urinaire après un accident vasculaire cérébral (AVC) est courante. La prévalence de l’incontinence urinaire post-AVC se situe entre 37 et 79 % dans les jours et les semaines qui suivent l’accident. Avec le temps, un grand nombre de personnes ayant subi un AVC retrouvent la maîtrise de leur vessie.Toutefois, un tiers d’entre elles demeurent incontinentes un an après l’AVC.
Le pronostic des Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) demeure, actuellement en France, sévère avec 50.000 décès par an. Parmi les survivants, plus de la moitié présentent des séquelles, physiques, cognitives ou psychologiques.
"Une initiative nationale vise à proposer les meilleures stratégies de récupération d’un AVC. : Après les soins à l’urgence… Après les soins à l’hôpital… Après toute thérapie… Après le retour à la maison… Que faire alors ?"
"Objectif - Définir le plus précocement possible des critères pertinents d’orientation des patients atteints d’ AVC à partir des Unités Neuro-Vasculaires ou structures de soin aiguë, afin de faciliter leur retour au domicile (ou équivalent de domicile) ou la poursuite de la prise en charge dans les structures de soin les plus adaptées."
Le diagnostic positif d’accident ischémique repose :
Les recommandations concernent la prise en charge paramédicale des patients atteints d’accident vasculaire cérébral (AVC) à la phase aiguë, c’est-à-dire environ dans les 15 premiers jours, à l’exclusion de l’hémorragie méningée.
_Elles s’adressent aux infirmiers, aides soignants, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes et à tous les autres professionnels impliqués dans la prise en charge des patients atteints d’AVC en phase aiguë.
Les principales questions abordées sont :
L’évaluation et la surveillance au cours des premières heures
La prévention et le traitement des complications immédiates
La rééducation précoce
L’accident vasculaire cérébral (AVC) , hémorragique ou ischémique, représente le plus grand défi pour la neuropharmacologie et la société toute entière, responsable de décès, de handicap, d’hospitalisation et de drames physiques, psychologiques et familiaux.
La stratégie rassemble une multitude d’intervenants et de partenaires qui travaillent de concert à l’atteinte d’un objectif commun, c’est-à-dire, concevoir et appliquer une approche coordonnée et intégrée pour la prévention de l’AVC, son traitement, la réadaptation des patients et leur réintégration dans la communauté, dans chaque province et territoire du Canada. Un meilleur accès à des services intégrés de haute qualité et efficaces dans le contexte de l’AVC pour tous les Canadiens confirmera que la Stratégie canadienne de l’AVC constitue un exemple de réformes novatrices et positives du système de santé, tant au Canada qu’à l’échelle internationale.
L’objectif de ce guide est d’expliciter, pour les professionnels de santé, la prise en charge optimale et le parcours de soins des patients admis en ALD au titre de l’ALD 1 : accident vasculaire cérébral (AVC). Ce guide médecin est accompagné d’un guide à l’attention des patients, destiné à être remis par le médecin traitant et pouvant constituer un support de dialogue.
jeudi 16 février 2012 |
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