Arrêt du TabacDossiers |
Les effets du tabagisme sur la santé sont incontestables. Depuis plusieurs années et encore aujourd’hui, le tabagisme constitue l’un des plus sérieux problèmes de santé publique au Québec. L’usage du tabac entraîne plusieurs maladies chez les fumeurs et les non- fumeurs, en plus d’imposer un lourd fardeau au système de santé ainsi que des coûts sociaux considérables. Il constitue le principal fac- teur de risque des maladies chroniques les plus meurtrières, soit les maladies cardiovasculaires et les cancers. Plus de 10 000 Québécois meurent chaque année des conséquences du tabagisme.
Le tabagisme est une cause majeure de mortalité dans le monde. Pourtant, les fumeurs sont toujours aussi nombreux. À côté des résistances évidentes du fumeur à entamer un sevrage tabagique, le médecin lui-même éprouverait-il certaines réticences à pro- poser un tel sevrage à ses patients fumeurs ? Le but de cet article est de faire le tour de ces résistances et de dégager les pistes qui peuvent être mises en place pour surmonter celles-ci.
Depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics, les cigarettes électroniques se sont développées en tant qu’alternative à la cigarette classique, dont elles ont la même apparence. Selon leurs revendications ou leurs concentrations en nicotine, ces produits peuvent être considérés comme des médicaments ou des produits de consommation courante. Cependant, aucune cigarette électronique n’a reçu d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Elles ne peuvent en aucun cas être vendues en pharmacie car elles ne figurent pas sur la liste des produits dont la délivrance y est autorisée.Aussi l’Afssaps recommande de ne pas consommer ce produit.
L’honorable Leona Aglukkaq, ministre de la Santé, a annoncé aujourd’hui que le gouvernement du Canada prolongeait d’un an la Stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme (SFLT), afin de pouvoir évaluer les initiatives récentes et se pencher sur l’avenir de la lutte contre le tabagisme au Canada. « Dans le cadre de cette stratégie, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont réussi à réduire le tabagisme au Canada et dissuader les jeunes de commencer à fumer, a déclaré la ministre Aglukkaq. Santé Canada examine actuellement les moyens de faire en sorte que le Canada demeure un chef de file mondial de la lutte contre le tabagisme et conserve ses acquis. »
Le tabagisme reste un problème majeur de santé publique. Il cause chaque année environ 9000 décès en Suisse et coûte 5 milliards de francs en frais médicaux directs et en coûts sociaux indirects. La majorité des fumeurs souhaite, un jour, arrêter de fumer. Le conseil médical aide le fumeur dans sa démarche de désaccoutumance et le traitement pharmacologique permet d’atténuer le sevrage nicotinique et augmente les chances de devenir un ex-fumeur
Par cet avis, le Haut Conseil de la santé publique souhaite rappeler l’importance d’une action soutenue et réactualisée en matière de lutte contre le tabagisme, actif et passif. En effet, en amont des crises sanitaires, les problèmes posés par l’usage de tabac sont patents : nombre élevé de fumeurs en particulier chez les jeunes, facteur d’inégalité de santé, morbidité/mortalité fortes. Ils méritent une attention soutenue. Cet avis priorise des recommandations volontaristes. Par ailleurs, le Haut Conseil de la santé publique est conscient de la nécessité de poursuivre d’autres axes de prévention et d’intervention contre le tabagisme, tels qu’une prise en compte des facteurs psychosociaux facilitant l’usage de tabac, ou les liens avec les autres addictions.
En France, en 30 ans, le taux de fumeuses enceintes a presque triplé, passant de 10 % à 28 %. Et on observe une augmentation préoccupante de l’hypotrophie et de la prématurité depuis une vingtaine d’années : la prématurité grave a presque doublé, l’hypotrophie sévère (nouveau-nés de poids inférieur à 1 000 g) a triplé. Or ces deux pathologies sont liées en grande partie à l’augmentation très importante de la prévalence des fumeuses enceintes.
CHAMPIX, agoniste partiel des récepteurs nicotiniques cérébraux à l’acétylcholine, est indiqué dans le sevrage tabagique de l’adulte. Compte tenu des effets indésirables, en particulier ceux en relation avec le suicide et l’état dépressif, le rapport efficacité/effets indésirables de CHAMPIX est moyen. Il ne doit être utilisé qu’en seconde intention, après échec des traitements nicotiniques de substitution (TNS).
La prise de poids après l’arrêt de la cigarette peut être une barrière pour l’initiation ou le succès d’un sevrage tabagique. Depuis plusieurs années, des pharmacothérapies et interventions ont été développées pour aider le sevrage tabagique et limiter la prise de poids à l’arrêt du tabac. Dans cette revue systématique, les auteurs examinent l’efficacité sur la prise de poids : 1) d’interventions spécifiques pour limiter la prise de poids à l’arrêt du tabac ; 2) d’interventions d’aide à l’arrêt du tabac ayant peut-être un effet sur le poids.
La bronchite chronique est définie par la présence d’une toux et d’une expectoration chroniques évoluant pendant plus de trois mois chaque année. Ces symptômes, généralement banalisés par les fumeurs et parfois également par les médecins, sont souvent les premiers signes d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO).
La lutte contre le tabagisme est une priorité de santé publique : un fumeur régulier sur deux meurt du tabac et 5 000 personnes sont victimes du tabagisme passif chaque année en France. Afin de protéger les fumeurs comme les non fumeurs, le renforcement de l’interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif a été initié par le décret du 15 novembre 2006, lequel prévoit sa mise en œuvre en deux temps.
En vertu du principe de la tolérance réciproque entre êtres humains dans une société organisée, nous pourrions parfaitement concevoir que non-fumeurs et fumeurs vivent ensemble en bonne harmonie. Une attitude réciproquement tolérante serait pertinente si le tabagisme passif ne portait pas atteinte à la santé de celles et ceux le subissant. Mais tel n’est pas le cas. De plus en plus d’études indiquent clairement que le tabagisme passif est fortement nuisible à la santé.
La cigarette et les autres produits du tabac font partie des produits chimiques à usage récréatif les plus consommés au Canada. L’utilisation de la cigarette s’associe à une augmentation du risque de maladie du cœur, de cancer du poumon, d’emphysème et d’autres maladies pulmonaires chroniques, et à un faible poids à la naissance (1). La réduction du taux de tabagisme fait partie des quelques interventions démontrées comme capables de faire chuter le taux de maladies du cœur et de maladies pulmonaires (2). Les répercussions potentielles de cette réduction peuvent être immenses. En effet, on estime que si l’usage du tabac chez les adultes passait à 10 % au Canada (par rapport à 52 % en 1989), on remarquerait une diminution annuelle de 21 000 décès attribuables au tabagisme (3). Cependant, bien que l’usage du tabac ait décliné au Canada depuis 1989, il semble s’être stabilisé à 30 % (4).
Identifier le statut tabagique du patient et le noter dans le dossier : To Ask (EBM Niveau B). « Fumez-vous ? »
Donner un conseil d’arrêt du tabac. Il sera clair, ferme et personnalisé. _ La relation avec le fumeur sera empathique et non confrontante : To Advise (EBM Niveau A).
« Je vous conseille d’arrêter de fumer. Je peux vous y aider. »
Évaluer la motivation à l’arrêt To Assess (EBM Niveau C) et la renforcer par un entretien de motivation de type... « Souhaitez-vous arrêter de fumer ? »
Vous avez décidé de cesser de fumer ? Bravo !
Vous trouverz ici quelques astuces et des adresses afin de rester non fumeur/se sans prendre de poids.
Il est largement démontré que le tabac est avec l’alcool l’un des plus dangereux pourvoyeurs de maladies cardiovasculaires, respiratoires, et autres cancers. Ce qui justifie de très loin tout « interventionnisme » médical dans ce domaine, dans un combat comportemental difficile et au long cours. Nous avons publié antérieurement (juin 2007) un dossier consacré à la dépendance et au sevrage tabagique. Mais qu’en est-il pour l’entourage du fumeur ? Que savons-nous des risques encourus par les proches, famille d’abord, professionnels concernés ensuite, même si l’interdiction de fumer dans les lieux publics, bars compris, commence à s’imposer un peu partout depuis le 1er janvier dernier. De nombreuses études ont analysé ces 30 dernières années les risques associés au tabagisme passif et les morts prématurées qui lui sont liées.
campagne anti-tabac réalisé par des enfants pour des enfants. "Si tu fumes t’est grand, sans tabac t’es encore bien plus grand" Pourquoi cette campagne ? Les jeunes Français (10/14 ans) commencent à fumer de plus en plus tôt, et sont parmi les plus gros fumeurs d’Europe. Environ 80% des fumeurs souhaitent s’arrêter et ne peuvent le faire. Il est plus facile de ne pas commencer que de s’arrêter de fumer.
L’augmentation des taxes constitue un moyen de choix pour faire reculer la consommation de cigarettes, notamment chez les pauvres, les jeunes et les moins instruits. On s’est en effet aperçu qu’une mesure fiscale de ce genre permet très efficacement de réduire la consommation de tabac, surtout dans les pays en développement. Ce même rapport montre qu’une augmentation des taxes sur les cigarettes ne conduit pas à une réduction nette du nombre d’emplois. En outre, il remet en cause l’idée communément admise selon laquelle les avantages de cette formule seraient annulés par l’augmentation de la contrebande des produits du tabac : en réalité, s’il y a contrebande, c’est que la législation n’est pas appliquée comme elle le devrait.
Dans la lutte antitabac, il n’y a pas de demi-mesure. C’est ce que semblent penser les responsables de l’American Medical Association (AMA), qui viennent de consacrer un numéro de leur journal aux dissimulations et aux tromperies de deux fabricants de cigarettes.
Le tabac est la drogue qui fait le plus de dégâts dans le monde. Selon un rapport de l’OMS, le tabac est à l’origine de 4 millions de décès chaque année. Cette drogue enlève une vie toutes les 8 secondes.
Ce serveur est un point de rencontre de tous ceux qui veulent vivre et aider les autres à vivre libre du tabac.
Le tabagisme est un problème majeur de santé publique. Tous les professionnels de santé doivent intervenir en ce domaine en adaptant le type d’intervention aux caractéristiques du tabagisme de chaque fumeur. En complément des actions générales, les stratégies individuelles d’aide à l’arrêt du tabac sont nécessaires pour prévenir les complications du tabagisme. Elles doivent prendre en compte des effets psycho-actifs de la nicotine, la vulnérabilité psychologique et des facteurs environnementaux.
dimanche 5 février 2012 |
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