Alcool & CirrhoseMaladies, symptômes et pathologies |
• Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez été confrontées en matière de sevrage alcoolique ?
La clinique Saint-Barnabé, spécialisée dans le traitement de l’alcoolisme et des addictions associées, prend en charge des personnes alcooliques qui ont décidé d’être sevrées. Traditionnellement, les accidents de sevrage (delirium tremens et crises convulsives [CC]) survenaient dans environ 10 % des prises en charge. Quand les recommandations sur le sevrage alcoolique, élaborées lors d’une conférence de consensus HAS/SFA en 1999, sont correctement appliquées (en particulier en utilisant des benzodiazépines), il est possible de faire tomber la fréquence de ces complications à 2 %.
Les étudiants des hautes écoles et des universités boivent fréquemment de l’alcool en quantité importante (binge drinking), adoptant un comportement à risque. Cette consommation excessive est influencée, entre autres, par la perception erronée qu’ont les étudiants de la consommation de leurs pairs, dont ils surestiment l’ampleur. La correction de cette perception par le biais d’interventions ciblant les normes sociales pourrait permettre de réduire la consommation excessive d’alcool chez les étudiants en leur faisant prendre conscience que le niveau de consommation de leurs pairs est moins élevé que ce qu’ils croient. Cette revue systématique a évalué l’efficacité des feedbacks normatif délivrés par 1) internet ; 2) lors de sessions de groupe ; 3) lors de sessions individuelles ; 4) par courrier ou 5) par le biais de campagnes marketing.
Les Alcooliques Anonymes sont une association d’hommes et de femmes qui partagent entre eux leur expérience, leur force et leur espoir dans le but de résoudre leur problème commun et d’aider d’autres alcooliques à se rétablir. Le désir d’arrêter de boire est la seule condition pour devenir membre des AA. Les AA ne demandent ni cotisation ni droit d’entrée ; nous nous finançons par nos propres contributions. Les AA ne sont associés à aucune secte, confession religieuse ou politique, à aucun organisme ou établissement, ils ne désirent s’engager dans aucune controverse ; ils n’endossent et ne contestent aucune cause. Notre but premier est de demeurer abstinents et d’aider d’autres alcooliques à le devenir.
L’alcool est responsable de 45000 décès par an, dont 16000 sont dus à des cancers, 8200 à des affections digestives, 7600 à des maladies cardiovasculaires, 7700 à des accidents et traumatismes. Au total, l’alcool contribue à 14% des décès masculins et 3% des décès féminins. La mortalité a baissé régulièrement compte tenu de la baisse continue de la consommation d’alcool en France depuis 50 ans. Elle reste très inégalitaire en termes de catégories sociales et de disparités régionales.
En novembre 2007, l’institut national du cancer a publié une expertise collective sur « Alcool et risque de cancers : état des lieux des données scientifiques et recommandations de santé publique ». En 2009, la brochure « Nutrition et prévention du cancer » était diffusée. À la lumière de ces éléments et de l’ensemble des documents analysés dans la note annexée, Le Haut Conseil de la santé publique a examiné, à la demande de la ministre et de la direction générale de la santé, s’il y avait lieu de modifier les recommandations sanitaires actuelles en matière de consommation d’alcool.
Un jeune Britannique de 22 ans, atteint par une cirrhose après avoir abusé de l’alcool pendant la moitié de sa vie, est décédé après que les autorités médicales lui ont refusé une greffe de foie. Une décision qui fait grand bruit au Royaume-Uni. Fallait-il refuser de greffer un nouveau foie à un jeune homme alcoolique de 22 ans souffrant de cirrhose, parce que les autorités médicales n’avaient pas l’assurance qu’il ne boirait jamais plus ? La polémique est lancée, au Royaume-Uni, après le décès de Gary Reinbach, ce lundi.
Une consommation excessive d’alcool est susceptible d’entraîner un dysfonctionnement et/ou des altérations du système nerveux central ou périphérique. L’action nocive de l’alcool peut s’expliquer par un effet toxique direct ou par le biais d’un état carentiel ou d’un dysfonctionnement hépatique. Dans certaines situations, l’alcool n’a pas de responsabilité exclusive, mais intervient comme facteur favorisant, éventuellement en fonction de dispositions génétiques. Il y a bien aussi, à côté de la dimension neurologique, une importante dimension psychiatrique.
La cirrhose alcoolique du foie est une dégénérescence des tissus du foie causée par l’absorption d’alcool. La cirrhose est un mode de réaction du foie à diverses agressions, ce qui signifie que l’alcool n’est pas le seul toxique susceptible d’entraîner une dégradation hépatique de type cirrhotique. 10 à 15 % seulement des alcooliques développent une cirrhose.
Définition, Intérêt
Physiopathologie
Circonstances de Découverte
Diagnostic Positif
Diagnostics Différentiel, de Gravité, Pronostic
Evolution
Les complications et leur Traitement
Quelles sont les approches conceptuelles du sevrage ?
Quelles sont les indications et contre-indications du sevrage ?
Quelles sont les modalités du sevrage ?
Quelles modalités pratiques proposer lorsque l’alcoolodépendance est associée à une ou plusieurs substances psycho-actives ?
Quelles modalités pratiques proposer en cas d’association à d’autres pathologies ?
Quel traitement proposer devant un accident de sevrage ?
Les malades alcooliques, alcoolo-dépendants, sont réputés peu observants et indisciplinés. Si on sait qu’ à 1 an, en structures institutionnelles, 45 à 80 % sont perdus de vue, on connaît mal le suivi ambulatoire. L’objectif de cette analyse a été d’évaluer le suivi d’alcooliques et leur assiduité, à moyen terme, dans un secteur d’activité mal connu, celui de consultations spécifiques d’alcoologie en cabinet de médecine générale. Seuls 17,8 % des patients sont perdus de vue à 2 ans. Cette étude montre en outre qu’une pratique alcoologique " de ville " est pertinente et économique.
La terminologie médico-sociale de la "prise en charge" s’applique avec beaucoup d’acuité à la démarche des soignants à l’encontre des malades de l’alcool. Elle rend compte en effet de cette action globale et continue, organisée sur le long terme en un projet thérapeutique impliquant souvent différents intervenants de manière séquentielle ou simultanée. Les médecins (généralistes, psychiatres, alcoologues, gastroentérologues, spécialistes, médecins du travail ou de santé publique), les psychologues, les travailleurs sociaux au les mouvements d’anciens buveurs exercent une véritable activité " de supporter " des malades en utilisant les registres du conseil, du soutien, de l’accompagnement ou du soin propre.
Que se passe-t-il quand une personne « prend un verre » ?
L’alcool agit sur tout le monde. Quand une personne prend un verre, l’alcool passe directement au travers de la paroi de l’estomac et de l’intestin dans le courant sanguin, d’où il est rapidement réparti dans tout le corps. Les femmes absorbent plus d’alcool de chaque consommation que les hommes. L’alcool modifie la fonction de toutes les cellules dans lesquelles il pénètre.
La prévention repose traditionnellement sur des programmes d’information au niveau national, ainsi que sur de nombreuses actions menées par les collectivités locales. Les stratégies de prévention visant une réduction de la consommation peuvent prendre la forme de lois, de politiques ou d’autres mesures réglementaires
Ces recommandations ont pour objectif de diminuer la morbi-mortalité associée à la cirrhose par le traitement et la prévention secondaire des complications quelle que soit la cause de l’atteinte hépatique.
Elles abordent la conduite à tenir devant : une ascite (première poussée et ascite réfractaire) un syndrome infectieux (infection du liquide d’ascite en particulier) une hémorragie digestive haute des troubles de la conscience un carcinome hépatocellulaire une insuffisance rénale (syndrome hépatorénal en particulier) une dyspnée
L’objectif de ce guide est d’expliciter pour les professionnels de santé la prise en charge optimale et le parcours de soins d’un malade admis en ALD au titre de l’ALD 6 : cirrhose. C’est un outil pragmatique auquel le médecin traitant peut se référer, notamment au moment d’établir le protocole de soins conjointement avec le médecin-conseil et le patient
dimanche 5 février 2012 |
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